Nl
Close

INTELLIGENCE

Seen from Space : les Belges regardent autant la TV en 2019 qu'en 2009

Dimanche 12 Mai 2019

Seen from Space : les Belges regardent autant la TV en 2019 qu'en 2009

On a parfois du mal à le croire au vu de la multiplication des écrans et la montée en puissance du mobile, mais on regarde autant la télévision en 2019 qu’en 2009. Et même un peu plus ! Ceci est valable pour la Belgique comme pour un grand marché comme le Royaume-Uni, et même pour les 15-34 ans. Ce n’est pas le volume global de la vision TV qui change mais bien sa structure. 

En 2009 (15-54 ans, premier quadrimestre), la consommation TV était très monolithique, avec environ 90% de vision live, pour seulement 1 ou 2% de vision différée, et quelques pourcents de VOD et de DVD. Sur la même période en 2019, dans le Nord comme dans le Sud, le temps de vision a augmenté de 9%, mais on ne consacre plus que 58% de son temps TV à la vision live. 20% de la vision est différée en Flandre pour "seulement" 13% côté francophone. En revanche, on regarde moins de VOD dans le Nord (17% vs 22%). Ceci dans le cadre général d’une durée journalière moyenne nettement supérieure dans le Sud (3h38, soit 30% de plus que dans le Nord).

Les téléspectateurs bénéficient d’une liberté inimaginable il y a encore 20 ans. On choisit, on diffère, on organise mais on passe toujours autant de temps devant la TV, souvent avec un second écran dans la main ou sur les genoux. On parle de presque un quart des foyers abonnés à Netflix, sans compter les échanges de passwords... On diffère, mais sélectivement. Les news, l’info en général et le sport sont globalement peu différés. A l’autre extrême, les séries et la télé-réalité le sont fortement, et ce même pour les grands succès. 75% de l’audience 15-54 de "De Mol" est différée. Même l’hyper-populaire Tom Waes sur Eén est regardé à plus de 50% en différé par les mêmes 15-54 ans. Et si la proportion de TSV est moins élevée dans le Sud, le scénario est identique. On ne diffère pas les Diables Rouges, mais bien "Koh-Lanta" (à 54%, 70% si les diables jouent) ou "Top Chef" (44%).

Le goût affirmé des Belges pour la télévision n’est donc pas remis en cause ; on parle en fait de l’optimisation de sa consommation.

Archive / INTELLIGENCE